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Comment faire un choix plus rationnel ?

Nous l’avons abordé dans l’article « Peut-on contrôler ses choix ? » que je vous invite à lire avant, un choix est un mélange indéfini d’émotion et de raisonnement qui est totalement dépendant du contexte et du type de choix à effectuer. Pour simplifier, un choix est principalement issu des émotions et de processus que nous ne contrôlons pas, associé à votre réflexion plus ou moins importante, inconsciente et consciente.

Nous faisons de nombreux choix inconscients toute la journée. Vous en faites également qui font intervenir des raisonnements conscients, que ce soit pour un choix que vous devez faire sur l’instant, ou un choix que vous avez à faire plus tard.

Pour rationaliser un choix, il faut mettre en œuvre une réflexion volontaire. Il est important d’avoir en amont une idée la plus précise possible de ce que l’on veut vraiment et d’être le plus objectif et rigoureux possible dans la nature et l’élaboration des arguments mais également dans l’évaluation des conséquences, et finalement les accepter.

Vous êtes invariablement dans la recherche du compromis le plus acceptable.

Faire un choix, c’est avant tout choisir une conséquence.

Nous pouvons dissocier certains contextes :

  • Faire un choix seul, qui n’engage que nous, y compris dans ses conséquences comme choisir une boule fraise ou vanille dans son cornet de glace.
  • Faire un choix seul, mais qui a des conséquences sur les autres, tel un choix d’orientation.
  • Faire un choix à deux, où il s’agit d’une recherche de compromis afin que les conséquences conviennent aux deux parties à proportion à peu près égales et acceptables comme un divorce à l’amiable ou le choix d’une destination de vacances.
  • Faire un choix de groupe, plus ou moins grand, et/ou dans le même principe, les conséquences seront acceptées par la majorité comme l’élection d’un maire ou d’un président de la République.

Que vous deviez faire un choix seul ou à plusieurs, la problématique est la même : identifier avec objectivité et réalisme les conséquences de ce choix et idéalement, se concentrer sur les faits, les éléments tangibles plutôt que les opinions et veiller au développement d’une argumentation claire sur laquelle pourra être entériné un consensus.

À deux ou à plusieurs, il va falloir se mettre d’accord sur les différents arguments et leur ordre d’importance pour arriver à un consensus sur l’évaluation des conséquences.

J’y reviendrais plus tard, mais pour le moment, concentrons-nous sur les différentes situations dans lesquelles vous pouvez vous trouver.

Bien sûr, cela va vous évoquer des cas de figure qui peuvent se rapporter à votre choix d’orientation professionnelle, mais je vais rester suffisamment général pour que cela corresponde à une approche globale.

Plusieurs cas de figure donc :

  1. Vous pouvez être devant un choix à faire alors que vous ne savez pas ce que vous voulez.
  2. Vous pouvez être devant un choix à faire alors que vous croyez savoir ce que vous voulez.
  3. Vous pouvez être devant un choix à faire alors que vous pensez devoir faire un choix entre une ou plusieurs options déjà identifiées, mais sans certitude d’avoir complètement fait le tour de la question non plus.

Votre degré de rationalité lors d’un choix est limité par votre réflexion, cadre de références, connaissances, vécu, éducation, convictions et croyances, influence, représentations et biais cognitifs, au minimum.

Vos émotions n’ont pas de centre de contrôle tel que vous l’imaginez. Elles sont le fruit de millions d’années d’évolution, mais aussi de votre vécu, représentations, etc.

Un choix rationnel pur est impossible.

Voici une proposition de processus à suivre pour faire un choix le plus intelligent et raisonné possible à un moment T.

  1. Identifiez toutes les composantes de la situation et les éléments à prendre en compte.
  2. Développez des arguments sur chacun des points définis (quel que soit le nombre de personnes).
  3. Critique des arguments puis faites-en une critique constructive, évaluez leur sens ou intérêt dans le contexte du choix à faire, de leur objectivité et de leur valeur en en définissant une échelle du plus important au moins important.
  4. Vérification que l’on se base sur des faits et non sur des émotions ou impressions.
  5. Vérification de l’honnêteté intellectuelle, la dynamique dans laquelle le choix est fait. Suis-je de bonne foi et qu’est ce qui se joue dans cette décision ?

 

Je vais clarifier chaque item de la liste avec la volonté d’être le plus simple et compréhensible possible et ensuite je prendrais l’exemple du choix de sa formation professionnelle. J’ai choisi cet exemple, car mon lectorat principal étant constitué de parents, il est important que ces sujets aient une application concrète pour faciliter la conceptualisation.

Pour définir ce que l’on veut et faire un choix, il faut bien sûr étudier le problème. Vous ne pouvez pas faire de choix rationnel sans information, ce processus vise donc à approfondir la situation, à vous aider à préciser ce que vous voulez et finalement à faire un choix en toute connaissance de cause et le plus rationnel possible.

Je l’ai mentionné ci-dessus, vous devez d’abord savoir ce que vous voulez et en être sûr. C’est partie intégrante du processus. Quel que soit le cas de figure dans lequel vous vous trouvez.

Si vous avez déjà fait un choix, mais doutez toujours, l’idéal est de reprendre le processus surtout si vous ne pouvez pas répondre clairement ou avec pertinence à ces quelques questions et d’autres qui vous viendront à l’esprit : sur quoi vous basez vous ? Vous basez vous sur une impression, un conseil, un article ? Quel est le sérieux de cette source ? Est-ce selon vous indiscutable ? Pourquoi pensez-vous vouloir ceci ? Quel est votre but et pourquoi ? etc.

 

  1. Identifiez toutes les composantes de la situation et les éléments à prendre en compte.

 

Il s’agit de lister tout ce que vous considérez devoir prendre en compte dans votre choix, en élargissant au maximum votre réflexion. Il faut donc approfondir le sujet pour mieux le comprendre, ensuite faire des recherches plus précises, au besoin, sur certains éléments, sur l’état de la science et notamment sur l’existence d’une méta-analyse, qui est le plus haut niveau de preuve scientifique. Approche cartésienne, certes, à laquelle il ne faut pas forcément se limiter, mais sur laquelle on ne peut faire l’impasse. Dans un deuxième temps, estimez également les conséquences de votre choix, ses implications, pour vous et éventuellement d’autres individus ou biens en fonction des contextes.

Choix d’une formation professionnelle :

Le préalable comme je le disais est de savoir ce que vous souhaitez faire comme métier.

Vous allez également devoir identifier ce que vous attendez de votre formation en termes d’apprentissages ou de spécialisation.

Vous allez devoir définir des critères de sélection et y compris la façon dont vous allez ensuite les comparer.

Listez enfin tout ce que vous devez prendre en compte : programme, spécialisation, coût, transport, distance, durée, hébergement, pays, a quelle régularité vous voulez voir votre famille, la qualité du resto U et ce que vous allez faire de votre animal de compagnie.

 

  1. Développez des arguments sur chacun des points définis (quel que soit le nombre de personnes).

 

Il s’agit d’argumenter sur l’importance réelle de prendre en compte les éléments que vous avez identifiés.

Choix d’une formation professionnelle :

  • Un point au hasard : Coût maximum de la formation

Fait : Mes parents peuvent me financer une formation d’un coût de 4000 euros l’an tout compris.

Exemple de réflexion et de développement de l’argumentation : Cela doit-il être un critère de choix ? Ai-je d’autres options de financement ? Ai-je demandé à une ou plusieurs banques quelles étaient leurs conditions pour un prêt afin de financer mes études que je rembourserai lorsque je serai en activité ? Suis-je prêt à le faire ? Quels en sont les risques ? etc.

Après toutes ces questions : quelle décision définitive je prends sur ce point et pourquoi.

 

  1. Critique constructive des arguments, leur sens ou intérêt dans le contexte du choix à faire, de leur objectivité et de leur valeur en en définissant une échelle du plus important au moins important.

 

Choix d’une formation professionnelle :

  • Un point : Avis recueillis sur la formation ou l’école/université

Fait : 2 personnes interrogées sur un stand de salon de l’éducation ou lors d’une journée porte ouverte vous ont fait l’éloge de cette formation.

Ces avis vous ont influencés.

Cela dit, devez-vous les prendre en compte ? Leur source est-elle fiable ? Comment pouvez-vous le vérifier ? Avez-vous vérifié les informations données ? S’agit-il des étudiants les plus susceptibles de donner une bonne image ou d’avoir un discours convaincant ? Ont-ils fait preuve d’esprit critique ou parlé d’aspects negatifs ? Quelle importance allez-vous donner à cet élément ? peut-il être pris en compte au même niveau que d’autres éléments et pourquoi ?

Une petite note spéciale au niveau des arguments qui sont beaucoup trop éloignés de la problématique et de l’enjeu pour offrir une pertinence qui nécessiterait de s’y attarder, comme par exemple : vous vous réorientez et changez d’université et votre argument est : « J’ai choisi ma dernière formation pour son programme et j’ai été déçu, le programme ne doit pas faire partie de mes critères de choix principaux. »

Sophisme évident et argument qui n’ont pas d’autre intérêt que de vous faire faire une erreur de jugement. Il est surtout nécessaire d’analyser véritablement l’étude du programme que vous aviez faite et de veiller à ce que la prochaine étude soit très approfondie pour remédier aux problèmes vécus.

 

  1. Vérification que l’on se base sur des faits et non sur des émotions ou impressions et que l’on a rien oublié.

 

Lorsque vous aurez fait ce travail sur une dizaine ou une vingtaine d’arguments, il va falloir tout repasser en revue. Cela ne sous-entend pas qu’il ne faut pas écouter son intuition ou son feeling concernant un élément de telle ou telle formation, mais il est nécessaire de dissocier feeling et raison, et de tenter de déterminer d’où vient cette « impression », comment vous l’expliquez et quelle place vous pensez devoir lui donner.

                                                                                                             

  1. Vérification de l’honnêteté intellectuelle, la dynamique dans laquelle le choix est fait. Suis-je de bonne foi et qu’est ce qui se joue dans cette décision ?

 

Lorsque vous choisissez une formation après avoir choisi un métier, car choisir une formation ce n’est PAS choisir un métier. On choisit d’abord un métier, puis la formation qui va vous permettre de vous y former comme vous le souhaitez.

Dans beaucoup de familles, le choix de l’université ou de l’école se fait en concertation avec les parents, qui ont pris une certaine « place » dans le processus de réflexion.

Voilà quelques exemples de questions que vous pouvez vous poser afin de vérifier votre dynamique et vous assurer de votre honnêteté intellectuelle dans le processus de réflexion.

Est-ce mon choix ?

Dans quel état d’esprit suis-je en prenant ma décision ? Y a-t-il des éléments extérieurs qui l’influencent ?

Ai-je la volonté de faire plaisir ? Est-ce que j’ai la volonté d’imposer ma décision ou d’être celui qui décide en mettant de côté certains arguments ? Est-ce que je suis dans un rapport de force avec mes parents ? Si oui pourquoi ? Ais-je été honnête dans la définition des conséquences de mon choix ? etc.

Rappelez-vous, un choix est un compromis avec vous-même ou avec l’autre, il n’existe pas de choix idéal et encore moins de choix purement rationnel.

Ce processus, loin de se targuer d’être idéal, cherche à vous permettre, si vous le suivez, à augmenter considérablement la part de rationalité dans votre choix et à avoir une vision plus claire de certaines des raisons de votre choix.

J’espère que cela pourra vous aider !

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